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Coucou, l’incroyable poule

« Coucou, c’est ma poule préférée !! ». On appelle cela un cri du cœur. En rentrant du poulailler en courant le week-end dernier, Quentin nous a crié son amour pour cette jolie poule au plumage moucheté.

« Elle me laisse la prendre dans les bras et elle aime les bisous !! ». Il n’en fallait pas plus pour que le petit garçon de 4 ans s’attache à la poule devenue amie, confidente, formidable complice au jardin.

Et allez comprendre… personne d’autre que Quentin n’est parvenu à tisser un lien comparable avec la poule Coucou. Dès qu’ils s’approchent d’elle, les adultes la font fuir.

Il y a pourtant une explication à ce comportement étonnant.

Au contact d’êtres humains plus fragiles – personnes en situation de handicap, malades, personnes âgées ou enfants – la plupart des animaux changent de comportement, comme s’ils avaient conscience de la situation de l’autre. Certains vont même jusqu’à manifester une véritable tendresse.

Ce constat a donné naissance à une pratique qu’on appelle la zoothérapie ou la médiation animale, avec l’idée que la présence d’un animal apporte un apaisement aux patients atteints d’un handicap ou d’un trouble médical lourd. La discipline connaît un immense succès et on ne compte plus les centres hospitaliers ou maisons de retraite médicalisées qui accueillent parmi leurs résidents des chats, chiens, lapins et autres poules.

Quant aux bénéfices thérapeutiques que procure ce contact avec l’animal, on les mesure concrètement quand on voit l’effet que produisent les animaux sur les patients. Les images parlent d’elles-mêmes. À l’instar de Peyo, ce magnifique (et fougueux !) étalon qui déambule dans les chambres d’un centre hospitalier, calme comme une image au contact des résidents. Son propriétaire n’en revient pas et ne parvient pas à expliquer – pas plus que la communauté médicale – ce qu’il se passe entre l’humain et l’animal lors de ces moments.

Toutefois une chose est certaine : il se passe quelque chose.

Et vous ? Avez-vous un témoignage avec votre animal ? Racontez-nous ! Commentaires ci-dessous 😉

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J’élève mes poussins !

On me demande souvent s’il est compliqué d’élever des poussins. La réponse est non, c’est assez simple, mais surtout c’est une incroyable expérience.

Pendant les 3 premières semaines de leur vie, les poussins vont grandir dans un bac à poussins – de la taille d’une cage à hamster – où la température sera contrôlée à l’aide d’une lampe spéciale. Le point de vigilance est la température. Sensibles au froid, vos petits protégés devront pouvoir se blottir sous la lampe pour se tenir chaud.

On conseillera un kit poussins complet pour ne rien oublier.

Kit complet poussins

Pendant le premier mois les poussins consomment un muesli bio spécial poussin.

À partir d’un mois, si les températures le permettent, les poussins pourront rejoindre le poulailler – attention toutefois à les séparer des autres poules, ils sont encore trop petits pour intégrer un cheptel de poules adultes. Il est impératif qu’ils soient mis dans un endroit bien au sec, à labri de l’humidité et des courants d’air. Idéalement, on laissera la lampe chauffante un mois supplémentaire. Si vous avez une remise ou un garage avec possibilité d’aménager un petit enclos, c’est l’idéal.

À partir de 3 mois, les poussins peuvent rejoindre les adultes.

Comment se procurer des poussins ?

On trouve sur certains marchés de printemps des poussins disponibles à la vente. Ces marchés sont souvent situés à la campagne. Face à l’engouement des particuliers pour les poules, devenues de véritables animaux de compagnie, certaines jardineries en proposent également.

Une troupe de poussins probablement issus de croisements.

Nous avons testé l’expédition de poussins en direct de la ferme, cela fonctionne très bien (cliquer sur le lien et aller dans la catégorie « poussins & poulets » en bas de page). Les poussins sont expédiés par 4 minimum dans des cartons spéciaux troués, avec litière au sol. Ils partent par transporteur spécialisé pour arriver directement chez vous en express. Les livraisons ont lieu le mercredi exclusivement. Les poussins passent en direct de l’élevage à votre maison sans passer par la case magasin, ce qui n’est pas plus mal 😉

Ce sont des poussins de pondeuses – rousse et noire cuivrée – sexés à 1 jour (pas de risque de coq, donc). À noter que pendant les 24h qui suivent la sortie de l’œuf, les poussins ne s’alimentent pas. Ils doivent d’abord assimiler les nutriments contenus dans leur œuf.

Ils vont ensuite consommer l’aliment poussin que vous leur donnerez à réception.

Le muesli poussin bio, c’est un vrai p’tit dej de champion !

Naturellement, assurez-vous d’avoir tout ce qu’il faut avant de réceptionner vos poussins.

Quelle est la meilleure période pour acheter des poussins ?

Dès la fin février vous pouvez accueillir vos poussins. Ainsi, vous récolterez vos premiers œufs au début de l’été 😉

Allez ! À vos poussinières amis fermiers !

Roussette

 

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Gilets jaunes : ce qu’en pensent les poules

Lorsqu’elle a vu des manifestants jeter des œufs sur les forces de l’ordre à la télévision, Roussette – porte-parole engagée des poules pondeuses – a immédiatement souhaité réagir. Ah oui, Roussette regarde la télévision par la fenêtre de la cuisine !

Propos recueillis par notre envoyé spécial sur place.

Bonjour Roussette. Vous souhaitez réagir au mouvement des gilets jaunes.

Et comment ! Quand vous voyez ce qu’ils font de nos œufs ça vous brise le cœur, on se donne tellement de mal pour vous nourrir. Avec si peu de considération, soit dit en passant…

Vous n’allez pas vous y mettre aussi ???

Oh rassurez-vous, que pourrions-nous faire face à vous, les humains ? Vous avez le pouvoir absolu sur cette planète… Quand on voit ce que vous en faites, ça me déprime. Et quand je déprime, j’arrête de pondre.

Justement, si vous aviez un message à adresser aux humains, que voudriez-vous leur dire ?

Je voudrais leur dire qu’ils devraient s’émouvoir du sort qui nous est réservé, à nous autres les animaux d’élevage. Nos tristes vies symbolisent l’impasse dans laquelle ils se sont engagés collectivement. J’entends beaucoup dire qu’il faut « sauver la planète » ce qui peut paraître ambitieux, pour une poule ou un humain.

Commencez déjà par respecter le vivant, c’est-à-dire les espèces sauvages et domestiques avec lesquelles vous partagez la biosphère. C’est la BASE ! Vous verrez que vous vivrez mieux. Je le vois chaque jour avec notre fermier qui vit les mains dans la terre et qui lui, s’occupe très bien de nous. On a une connexion c’est incroyable. Quand il nous parle c’est à se demander s’il ne comprend pas nos gloussements…

Ça vous fait marrer ? Pourtant nous sommes tous des cousins, le saviez-vous ? Aucune raison de nous traiter autrement que comme des membres de la famille. Nos destins sont si étroitement liés…

Que vous choisissiez de nous manger ou pas, rien n’explique que vous laissiez vivre 80% d’entre nous dans des cages sordides où nous survivons à peine. Si nous pouvions parler comme vous, vous n’en reviendriez pas de la souffrance que nous éprouvons, quotidiennement.

L’élevage industriel, modèle de « production » largement dominant sur la planète, symbolise la folie de notre mode de vie « moderne » et la déconnexion sidérante des humains avec le vivant.

Et le pire, c’est que tous les animaux d’élevage, vaches, cochons, veaux, dindes et moutons, vivent le même supplice dans l’indifférence quasi générale.

Vous voulez vous mobiliser sur des ronds-points, très bien. Faites-le aussi dans les rayons de vos magasins. C’est moins violent et le résultat est là : de plus en plus d’industriels, éleveurs et agriculteurs commencent à remettre en cause leurs modes de production quand ils voient que les gens s’inquiètent de la qualité de ce qu’ils mangent et des conditions de vie des animaux.

Opposez-vous aux projets de ferme usine ou aux chantiers de bétonnisation des terres agricoles comme Europacity, c’est absolument essentiel si vous souhaitez changer le monde, ou vivre mieux, tout simplement.

N’oubliez pas que les petits gestes comptent, s’ils sont adoptés par un grand nombre. Pour cela je le pense, on change déjà le monde en adoptant deux poules !

Merci Roussette pour ce témoignage 😉